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Le singe écureuil (mono tití) (Saimiri oerstedii) photographié sur la côte Pacifique du Costa Rica
Guide de la faune

Mammifères

Le singe écureuil (mono tití)

Saimiri oerstedii

Petit, orange, en troupe bruyante : le mono tití est la rencontre la plus émouvante du parc, parce qu'elle est fragile.

Le singe écureuil d'Amérique centrale ne vit que dans le sud-ouest du Costa Rica et une partie du Panama. La déforestation et la fragmentation de son habitat ont fait chuter ses populations ; des ponts de canopée installés au-dessus des routes de la région lui permettent aujourd'hui de circuler sans électrocution.

Ils se déplacent en troupes de vingt à soixante-dix individus, très vite, à la recherche d'insectes et de petits fruits. Une observation dure rarement plus de dix minutes : la troupe passe, puis disparaît.

Comportement

  • Se déplace en troupes bruyantes de 20 à 70 individus qui traversent la canopée en quelques minutes.
  • Communique par une trentaine de vocalisations distinctes, dont un cri d'alarme spécifique aux rapaces.
  • Les naissances sont synchronisées sur quelques semaines en février-mars.

Conseils d'observation

  • Sortez tôt : ils se nourrissent en début de matinée puis se reposent.
  • Repérez les mouvements rapides et légers dans les branches basses.
  • Ne les nourrissez jamais : les bananes provoquent des carences graves.

Le saviez-vous ?

  • La sous-espèce du Pacifique central, le mono tití, ne vit que sur une bande côtière de 60 km.
  • Il ne possède pas de queue préhensile : elle sert uniquement de balancier.
  • Sa population est passée sous les 5 000 individus avant de remonter grâce aux corridors biologiques.

Conseils photo

  • Montez en ISO sans hésiter : la troupe passe dans l'ombre du sous-bois.
  • Mode rafale et mise au point continue, c'est l'espèce la plus rapide du parc.
  • Cadrez large d'abord : un groupe entier dans un cécropia raconte mieux la scène qu'un portrait.

Pour aller plus loin, notre safari photo animalier est conçu autour de la lumière et des distances de prise de vue.

Statut de conservation

Vulnérable (UICN)

Endémique du Pacifique central costaricien, le mono tití reste menacé par la fragmentation de son habitat. Les ponts de canopée et la reforestation des corridors entre Quepos et Manuel Antonio ont permis une remontée lente des effectifs.

Où l'observer avec nous

Les excursions où le singe écureuil (mono tití) est le plus souvent observé.

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